Textes et nouvelles

Fou


N'écoutes pas ce qu'écrit l'homme...

Il est fou!

Lis plutôt celui qui n'a plus rien à dire!


 

 

 

L'homme normal, moi, rencontra un jour,

le fou.

On m'avait bien prévenu.

 

-Méfies-toi, ce gars-là est fou! Ne l'écoutes pas, surtout pas, il donne sa folie. Je te dis, il est dingue, fou à lier, c'est un monstre à détruire, un monstre à lier, qu'il, qu'il ne faut pas, faut pas, non, pas approcher, m'approches pas toi, l'homme, je te dis l'homme, évites autant soit peu ce fou, c'est juste un conseil.

 

-Merci! avais-je dit, avec un curieux sentiment de malaise en moi.

 

-Hé! dit-il, alors que je me détournais de lui pour suivre mon chemin, chemin sur lequel, j'allais rencontrer le fou.

 

-Oui?

 

-Vous n'entendez pas? T'entends? Tiens comme c"est bizarre, un chien méchant qui aboie et qui, on dirait qu'il s'approche de nous, oh, j'ai peut-être révé, veuillez m', un chien monstrueux à lier, excuser l'homme, fou le chien, bhêê, horrible, baveux, hé bien aurevoir l'homme et bonne, là, il est là, je le sens, il rode RRRGRGRR Rode, là, journée, il fait beau aujourd'hui, fou, chien méchant baveux à lier, n'est-ce pas a ha a AAA AAAAA A...

 

 

Je n'avais jamais, jusqu'à ce jour, vu un personnage déteindre aussi vite que cela. Le temps d'un clignement de paupières, un visage violet pourpre d'une angoisse quasi-indescriptible, tatouage livide d'une terreur sans nom.

Mort rapide et propre.

Un clignement de paupières.

Bien peu de chose.

 

 

Et moi, l'homme normal, rencontra ce jour,

le fou.

 

-Qu'est-ce qu'on peut raconter comme conneries quand même. Méfies-toi, cette homme est fou! m'avait-il dit, ha ha, les gens sont bien simplets et naifs et croient en n'importe quoi, ça n'a vraiment aucun sens, bonjour!

 

-Bonjour,  l'homme! répondit celui-ci.

 

-Ha ha grotesque cette tête, cette grosse tête grotesque, grostestèque, la tronche, violet au blanc, ouais! Y en a un qui m'a dit, méfies-toi, méfies, fies, ha ha. Ha! la tronche, le mec, toi surtout, ne l'écoutes pas, le temps d'un clignement de paupières, le temps d'un paupière grosse tesque de clignements, vraiment belle cette journée, non?

 

-Oui! dit le fou, vraiment belle journée, en effet, bien le bonjour l'homme.

Ha! Au fait! N'écrivez pas!

 

-Ha ha! juste un clignement de, quelle tronche grostêtêtesque, fou, violet, paupières, la tête...

 

 

Il s'en fut heureux le fou, ce jour là et ne te dit-il pas;

 

 

Ne lis pas ce qu'écrit l'homme, il est fou, ce gras, ce gars-là...

 

 

Grotesque. 

 

 

 

 



Ce fut l’imagination des hommes qui me stupéfia.

Dans le sordide, ils ne firent pas mieux

 

Le grand Moi.

 

 

 

 

D’une lampe magique, un jour sortit un génie.

Celui-ci pouvait alors offrir trois vœux à son libérateur.

 

Mais ça faisait longtemps de cela, très très longtemps.

 

 

 

 

Aujourd’hui, quelqu’un trouva une étrange et vieille bouteille, tellement vieille qu’elle était craquelée, usée au point d’en devenir opaque. C’était un clochard titubant, ivrogne et sale, une loque offrant un spectacle de désolation, ne réalisant même plus sa propre condition d’homme. Il la trouva au milieu des détritus, cette étrange bouteille emplie d’une substance vert-noirâtre. Un éclair d’enthousiasme et d’espoir éclaira le visage ravagé et purulent du clodo.

« Allons donc, une vieille bouteille de pinard toute seule ? J’va alors me réchauffer le cœur, hi, hi ! »

 

Son cœur chauffa, chauffa … Chauffa…….......................................... .

 

Il n’eut pas le temps de comprendre, encore moins de poser deux autres vœux.

Dans la ruelle inondée de poubelles et d’immondices, gisait un détritus de plus.

 

 

 

 

Le génie était désormais libre. Il devait trois vœux, un seul suffit. Il retrouva ses esprits et retourna dans sa bouteille démoniacale pour y méditer.

 

Depuis des siècles, il avait erré, solitaire oublié entre les parois arrondies du verre maléfique. Jamais personne n’avait songé, ne serait-ce qu’un instant à le remarquer, lui ; la bouteille.

Sauf aujourd’hui.

Il avait toujours été sous la loi des trois souhaits à fournir, mais ce jour, quelque chose avait cloché. Un seul avait suffi. C’est ce souhait inconscient qui l’éveilla. Il ne savait plus d’où il venait, ce qu’il faisait dans cette bouteille, ni même le pourquoi de cette situation.

Il ne connaissait plus sa raison d’être.

Sauf être génie.

A présent, il changerait de méthode, s’adaptant aux circonstances. Il évoluerait tout comme le monde avait évolué.

 

En pire !

 

Désormais, il attendrait que quelqu’un exprime lui-même un souhait ou pense simplement un désir pour qu’il se réalise quelque soit les conséquences. Il s’arrangerait pour n’en donner qu’un seul. Il n’est tout de même pas le larbin des humains. Finalement trois vœux, c’est grotesque, mieux vaut un seul mais efficace.

 

La nature du génie est plus forte qu’elle-même.

 

Savoir comment réagira l’homme face à ses désirs pourrait s’avérer très instructif.

Les gens ne savent pas formuler leurs souhaits, leurs questions, ainsi s’engluent-ils dans leur propre indécision.

 

Que se passera-t-il maintenant que le génie est libre ?

Il permettra l’action et laissera faire.

 

Simplicité naturelle d’une réaction en chaine. Incontrôlable.

 

L’imprévu, quelle noble aventure après tant de siècles d’enfermement.

 

 

 

 

Le génie, un jour remarqua l’autre. Il était irrésistiblement attiré par cet homme.

 

L’autre, un jeune homme charmant, déambulait entre les allées du marché aux puces. Il ne cherchait rien, il se promenait, faisant du lèche-parterre devant des milliers d’objets quelconques, hétéroclites voire étranges, pièces rares ayant perdues toute signification et toute utilité. Il s’arrêta intrigué devant un étalage chaotique d’assiettes ébréchées, pièces de monnaie, babioles et autres. Il remarqua la bouteille craquelée l’attendant. Cette chose n’avait rien de particulier, sauf une gravure représentant deux dragons entrelacés, usée par

le temps. Perdu dans sa contemplation et dans la tristesse d’un porte-monnaie vide, se détourna et continua son chemin.

 

« Hep ! Z’êtes pas intéressé par ma bouteille, mon gars ? »

 

« Je regarde simplement. C’est vrai qu’elle a de la gueule, pourtant vu son état beaucoup aurait honte de l’avoir. »

 

« C’est pt-être vrai mon gars ! Mais vises un peu le bouchon en cuivre et la gravure ! Allez cinq euros et elle est à toi ! Aujourd’hui, je m’suis dit, pourvu que les affaires marchent un peu, et ça a été comme sur des roulettes. Chaque fois que quelqu’un s’arrêtait, c’était pour repartir avec une chose ou une babiole, même des saletés que je comptais foutre en l’air plus tard, ouais mon gars ! Ha ha ! Bon allez deux euros et c’est marre, ok ? »

 

« D’accord, vous m’avez convaincu et puis elle me plait bien. Je la prends. »

 

« Ha ! Vous faites une affaire. Bien nettoyée, elle fera pt-être jolie sur un meuble. Au fait ! Le bouchon y tourne mais j’ai pas réussi à l’enlever. Y a encore un reste de pinard qu’on dirait. Salut mon gars et bonne journée ! »

 

Le jeune homme s’en alla, la bouteille à la main et rentra chez lui.

 

C’est incroyable comme un objet peut tout d’un coup monopoliser votre pensée. Et l’esprit hésitant guida la main pour jouir d’une caresse, d’un toucher l’objet en question.

Le corps est la main de l’esprit se dit-il et délicatement, il entreprit un nettoyage complet de la bouteille, s’évadant dans ses délires hors normes.

 

C’était un créateur un peu fou, allant loin dans ses pensées, mêlant le rêve à la magie, s’inventant des mondes, sculptant, peignant, créant. Telle était l’essence même de sa vie, touchant à tout mais n’effleurant pas à fond toutes ses potentialités. C’était son style, découvrant les délices de chaque parcelle de sa créativité, travaillant la simplicité de la matière brute. Il se disait être un perfectionniste de l’art intuitif. Il était en fait un génie que personne ne comprenait car il n’était pas comme les autres. On le nommait quelque fois L’Autre ! L’imagination, le rêve avaient une plus grande place que la réalité.

La réalité prend sa source en ces concepts, alors pourquoi les renier !

 

La bouteille parfaitement nettoyée dévoila l’intimité pure de l’usure du temps.

 

Il continua comme d’habitude à rêvasser et à délirer.

Sa bouteille était trop belle, trop géniale.

Trop géniale !

Génial ?

C’est peut-être une bouteille à génie, après tout !

Un génie rencontrant un génie, quelle idée géniale !

« Hé génie ! Si tu en es un, sors ! Allez soit pas timide, ha ha ! »

Le jeune homme posa la bouteille sur une étagère et fit sa bouffe en ouvrant une boîte de conserve.

« Ha ! Si j’étais génie, je n’aurais qu’à claquer des doigts pour manger comme au resto… »

 

Un éclair verdâtre illumina la cuisine et l’aveugla.

Un orgasme total l’envahit, les nerfs à fleur de peau chantaient une communion parfaite. De cette jouissance explosive, il s’écroula à genoux, transpirant à grosses gouttes, lâcha un gémissement rauque de fin de plaisir.

Le bouchon de la bouteille, le liquide vert noirâtre et l’éclair disparurent.

 

Le génie se nomma lui-même Le Grand Lui, Le seul nom au monde qui soit conjugable.

Salut Le Grand Toi, ça boum ? Hé mon pote, on n’a pas gardé les vaches ensemble, j’te connais pas, moi, Le Grand Moi ! Oh pardon Le Grand Vous, je délirais devant un nom aussi génial. Le Grand Lui se porte t’il bien ? ça va, ça va ! Après un délire de plusieurs heures d’une euphorie grandissante, il se décida définitivement pour ce nom hors du commun, comme lui.

 

 

 

 

Peut-être es-tu apparu pour être esprit et moi corps,

Qui sait ?

Peut-être sommes-nous les deux dragons entrelacés,

Qui sait ?

Peut-être ne sommes-nous, n’étions-nous, ne serons-nous qu’un,

Qui sait ?

Peut-être sommes-nous Dieu, Destin ou Mère Nature ou alors petites merdes minuscules d’atomes se faisant des idées,

Qui sait ?

Mais en fait, nous savons !

Qui savent ! nous deux, moi !

 

On peut être ce que l’on veut, même ce que l’on ne désire pas.

 

 

 

 

L’homme prend ses désirs pour des réalités, hé bien ce sera chose faite !

 

 

 

 

Ce fut le commencement de la fin.

 

 

En quelques jours, l’argent rentra dans tous les ménages, et n’eut plus de valeur. La bourse craqua. Le fléau du vœu, du souhait, du désir que l’on veut voir, se réalisa, déferla tel un monstre dans le cœur de chaque homme. Les gouvernements s’effondrèrent, le pouvoir de chacun l’emportant sur celui des nations. Il suffisait d’une pensée et elle se matérialisait. L’homme ne put et ne sut contrôler sa propre pensée, et ce fut le chaos, sa perte.

Depuis la mort anonyme d’un clochard, trois semaines s étaient écoulées.

Le raz de marée du vœu se déversa en une mort tentaculaire.

Des millions d’hommes moururent naturellement, simplement, bêtement, accidentellement mais aussi et surtout par les pensées haineuses des autres. Ils furent leur propre bourreau. Des religions naissaient et disparaissaient, on y avait même vu d’authentiques vrais messies et des diables qui trainaient dans les endroits les plus obscurs.

Tout devint possible, tout devint fou.

 

Seuls survivaient ceux qui réussirent à maîtriser leurs pensées, restèrent les sages et ceux qui se contentaient de peu.

 

 

 

 

Puis d’un coup, tout cessa.

Un grand NON universel effleura l’esprit du génie, Du Grand Lui.

 

Il était temps.

 

Presque tout le monde était mort à cause et grâce à eux, eux-seuls.

Mais parmi ceux qui restaient, personne, oh non personne ne pouvait dire ce qu’il s’était passé. Personne n’avait rien compris. Tout s’était passé si … si bizarrement, oui c’est ça ! Etrange même, que ce n’était pas possible.

Un rêve, un cauchemar sans monstre, un cauchemar panique de Je ne sais pas quoi.

 

Ha ! Si seulement je trouvais les mots pour m’exprimer correctement !

 

Désolé ! Seul un génie cacha ces mots !

 

 

 

Maintenant son temps se terminait. Il était temps pour lui de quitter ce monde obscur et de se glisser dans la solitude infinie du vide. Il allait s’inspirait dans … pourquoi pas cette jolie lampe à huile, et si on le réveille, il exaucerait trois vœux pour satisfaire qui un rêve, qui un désir, enfin de quoi amener une joie incommensurable, joie qu’il partagerait après une longue errance du temps.

 

Et puis si l’homme n’a toujours pas changé, peut-être agirait-il encore une fois.

 

 

 

 

Mais autrement, cela va de (Grand) Soi !

 

 


 

 

 

Les yeux de la nuit

 

 

 

 

Je cherchais ma proie,

Fouinant, flairant.

Je m’arrêtais droit,

Guettant, attaquant.

 

Je dévorais puis continuais de chercher une nouvelle proie.

 

Quand je vis, au bord de l’orée de verdure nocturne

Sur une vaste surface plane et régulière,

Une immense clarté.

 

Elle vint et m’envahit.

Les yeux de la nuit !

Elle fondit sur moi

Et je fus sa proie…

 

Chéri, fais gaffe… !

Quoi ?

Ha merde, ça y est ! Tu l’as écrasé la pauvre bestiole !

Quoi !

Ben, le pauvre hérisson, tient !

 

 

 

 


 


Je suis un criminel

 

 

J’ai des millions de morts sur mon inconscience !

Oui, je suis un criminel !

 

Ma pensée est douce et généreuse, pourtant je couche souvent la mort sur écrit. J’égrène une infinité de morts pour la cause de l’histoire.

La mort n’est pas gratuite, c’est une évolution logique et est nécessaire pour contempler l’histoire, celle de l’homme.

Ben alors ! Je ne suis pas coupable, mon inconscience s’en lave les mains.

 

Mais je ne retranscris pas forcément ces visions ! Je les invente ces mondes où la mort fauche !

 

Je suis donc comme celui qui lâcha la bombe ou celui qui donna l’ordre. Ils n’ont pas vu la mort. Ça n’empêche qu’ils ont des millions de morts sur la conscience.

 

Moi, c’est pareil ! J’écris des mondes où l’homme s’éteint aussi machinalement qu’une feuille se froisse.

 

J’ai donc des millions de morts sur mon inconscience !

Oui, je suis un criminel !

 

 

 

 


 

 

Un harmonica,

C'est un accordéon pour grande gueule!

 

 


 

 

 

                     Quel est le passé du rêve?...

 

... quel est le devenir de la réalité?     

 

 


 

 

Moi

MOI


Mon génie déborde parfois d'une telle pureté dans sa conception que cela m'étonne.

Je suis surpris non seulement par la qualité et l'originalité de mes créations, mais surtout par cette capacité innée à embrasser mes découvertes et trouvailles.

Un génie, du moins en ce qui me concerne est un être à part, dôté d'une sensibilité exceptionnelle et d'une extraordinaire faculté d'adaptation.

Un génie peut tout sauf rien.

Voilà la différence fondamentale avec le commun des mortels qui ne peut rien sauf tout.

 

 


 

La vérité n'existe pas.

Elles sont!

 

 


 

 

Un jour, l'homme puisa sa force, son savoir,

son génie de l'infiniment grand.

Il vit au-delà de son esprit.

puis il inventa et créa les choses qui fouillent

l'infiniment petit.

Mais il ne vit en deçà de son esprit et détruisit

l'infiniment petit.

Il n'y eut plus d'infini, ni grand ni petit.


Et l'homme ne vit que la terre où repose ses pieds.

Puis en levant la tête redécouvrit l'infini et sa grandeur.


Verra t-il cette fois-ci en deçà de son esprit?

 

 


 

 

 

Seul un esprit libre peut s'emprisonner.

 

 


 

 

Dolon

 

Sur l'ile aux terres changeantes, les dieux rêvaient.

Mais en cette heure ne virent le destin

de ces hommes habitués, de guerres vivant.

soldats fiers et arrogants, ce matin

Surpris, ne comprirent cette réalité.

 

habiles et rusés, furent leurs ennemis.

En de ténébreuses nuits, ils élevèrent

et domestiquèrent de monstres fumants

de noirs et funestes desseins, ils dictèrent.

dragons soumis, une seule attaque se fit.

 

Reptiles de mort, parmi les plus vicieux,

de deux ombres maudites, d'un ordre foncèrent,

Sur l'ile aux volcans, au soleil levant.

 

Terreurs ailées en sa forme brutale,

de flammes et souffles ardents carbonisèrent

sans pitié l'homme inconscient et fuyant.

Il fut victime d'hurlements de tonnerre

tout comme son haleine qui lui fut fatal.

 

La marque du dragon, sa malédiction,

sur le front de survivants s'inscrivait,

Leur coeur lentement fanait, et mourrant

en une poussière infime, ils s'effondraient,

dans un désert de ruine, triste vision.

 

Dolon   Partie 1  

 

Dolon

 

Monde de volupté, matrice généreuse,

Dentelles de roc, danses océanes magiques,

Terre de couleurs et de sons envoûtants,

En ta création fut l'heure fatidique.

Animal penseur, l'idée fut heureuse.

 

Doués de conscience, tes fils s'élevèrent.

de combats en fêtes, leurs destins en mains,

En ton nom Mar, ils cheminaient le temps.

Mais un fils, à ton insu crût malin

De te renier devant ses propres frères.

 

De langues de vipère, s'inventa un père.

Sa vision, il la déclara unique

De parôles faciles, en te blasphémant.

 

Il traita de primitifs ou d'ignares,

Tes autres fils te respectant encore.

Par moyens détournés, les soumettant

En un père inconnu, haut et fort

ils les poussa, à sa cause, sans égard.

 

Mais de tes fils, certains t'écoutent toujours,

Et traversant les siècles restèrent fidèles.

Mais ennemis, ils le sont, refusant

Progrés absurdes et pensées iréelles.

Comme toi, ils attendent et attendent le jour.

 

Mar: nom de l'entité "nature", dans ce contexte                                                          Dolon   Partie 2           

 

Dolon

 

Pourquoi as-tu laissé par d'obscurs traîtes

Filtrer ton intimité interdite?

Pourquoi ont-ils violé, blessé ton coeur?

En ton sein, ils éveillèrent le vieux mythe

Et désormais par le dragon, sont maîtres.

 

Mais où sont ces héros, naguère puissants,

protecteurs dans leur infini sagesse,

Qui de luttes acharnées, vaillants sans peur,

Fils des équiibres, ignorant bassesse

De son de flutes marquaient la fin des temps?

 

De ton génie, Mar la solution est.

de ta justice, ta colère grondera

Et l'homme peut-être verra ta vrai nature.

 

Mais que sait-il au fond ce fils indigne

Rien! tout simplement supérieur à tout

Il parachève le vice dans sa grandeur,

se détruit avant de devenir fou.

Dans sa misogynie légendaire, fut.

 

Son règne se termina, lui le malin.

Mar coléreuse hurla son désaccord,

Comme Dolon en la troisième guerrière

Les fils de l'Equilibre revirent encore

Une fois, magie et liberté enfin!

 

Ainsi naquirent les Chroniques de l'après-Histoire

 

Dolon   Partie 3 et Fin  

 


 

 

 

Les gens ne comprennent pas leur langue.

Ils n'entendent et ne disent que la carapace des mots.

Alors!

Pourquoi s'entêter à parler simple avec des mots

sans carapace?

 

 

 

 

L'artiste fou

 

Il était fou l'artiste, car il faisait des choses qui n'étaient en son temps pas possible d'être réalisé.

 

Il était modeleur de pensée

Il était souffleur de rêve

Il créait la matière brute, énergie palpable de son essence, miroir d'une idée étrangère en son monde.

 

On le disait fou, car il était seul à comprendre la musique de ses gestes.

Il était seul à connaître cette magie;

la sienne.

Il était seul à pouvoir

l'artiste fou.

 

 


 

 

Je me suis fait tout seul puisque je suis autodidacte.

Même mes conneries viennent de moi!

Comme ça, si je me fais engueuler, je ne peux m'en prendre qu'à moi-même.


Le seul inconvénient à tout cela, est que je ne puis accuser quelqu'un d'autre à ma place.

 

 


 

 

Avant, quand j'étais jeune, je voulais parler comme un sage.

Mais le sage ne dit-il pas que vouloir conquérir une chose est comme chevaucher sur un chemin étroit, alors qui lui le sage attend et s'assied.

Et quand il voudra partir, il prendra une route, pas la route.

La voix de l'homme sage est sa propre voie.


Puis dans la force de la jeunesse, j'admirais le guerrier et souhaitais lui ressembler.

Mais le guerrier me dit;

La guerre est un festin, le festin des dieux.

Le guerrier doit avoir faim de guerre.

Quand coule à flot le sang et le vin,

quand on ronge l'os du gibier et brise celui de l'ennemi,

Le festin s'achève par sa faim.

Jeune! sois déjà aguerri en toi, alors peut-être la guerre sera ta faim.


La magie n'est-elle l'essence de la sagesse et de la puissance?

Un magicien ne serait-il pas un sage guerrier et un guerrier sage?


Je rêvais et visita le magicien.

Celui-ci répondit;


Quand on fait et quand on est la magie, il faut une grande sagesse pour mettre en équilibre les éléments qui sont à ta portée.

Quand on est et quand on fait la magie, il faut une grande puissance pour mettre en équilibre les éléments qui sont hors de ta portée.


Va voir le sage et le guerrier

Et la magie sera ton monde.


Tu as vu le sage et le guerrier

alors la magie est tienne


Après reviens

Et le monde sera ta magie

 

 


 

 

Il ne faut pas s'occuper nécessairement de connaître la source d'une imagination, d'un rêve, d'une pensée ou tout ce qui touche à l'esprit.

Idem pour la résultante de ceux-ci car dans bien des cas, le fait de rechercher la source ou le but, amène à poser un nombre incalculable de barrières sans savoir que le moment le plus important est pendant, c'est à dire quand C'EST.


Etre cette pensée, cette imagination implique que l'on est également la source et la finalité, car le moment présent de cet état représente la globalité de tout cela, sans en prendre forcément conscience.

 

 


 

 

Qu'adviendrait-il si un jour, au lieu de faire de la création, je faisais de la non-création?

Ben au lieu de créer, je regarderais la télé ou écouterais de la musique nulle telle une grosse larve.

Oh! tu croyais peut-être que j'allais sortir une théorie fracassante là-dessus!

Non mais faut pas déconner, c'est ça la non-création, mon gars!


un petit détail, la non-création est la source de toute création.

 

 


 

 

Fière chevelure d'une envoutante noirceur,

senteur de rosée et douceur de soie,

Jeune et belle, au regard d'ambre perlé

fuyant appels sincères d'amants courtois,

D'amour, asdaras ne vit qu'en son coeur.

 

Ho! miroir aux pensées d'or, tant de fois

ses doigts de fée amoureuse, épousèrent

courbures de seins, hanches fines et inviolées.

de sensuelles caresses, ses mains effleurèrent,

Sublime extase, d'une nuit elle enfanta.

 

de ce jour, à jamais fut son bonheur.

D'asdaras, flammes identhique s'éleva?

Mère et fille, d'amours parallèles liées

reflets intimes de deux corps délicats.

de sang et d'âme, l'union devaient-elles faire.

 

Union de sang, union charnelle, ici bas

en une lame de cristal, poignets offerts

griffe avide jouissait en orgasme entier.

D'Asdaras, fatales larmes de sang coulèrent.

D'incompréhension du geste, elle cria.

 

Le miroir en un instant, par malheur

se brisa. D'un geste inconscient elle tua.

triste épopée vécut-elle, pauvre fée

Par haine, son corps désormais elle renia

Et depuis dit-on, elle erre dans la torpeur.

 

 


 

 

 

Ha! ils me font rire tous ces pseudo-scientifiques, psy quelque chose et toute la clique.

Docteur es machin, docteur es truc, enfin des docteurs spécialiste en tout.

Voici les héros des temps modernes, tous des experts.


Ils classent, dissèquent, étiquètent l'humanité, à leur pied.

J'ose le dire! Ces hommes de savoir, ces hommes de pouvoir n'ont pas de cervelle!

On est gouverné par des gens sans cervelle se forçant à réduire l'humanité comme eux; sans cervelle.


Ils ne possèdent ces gens-là que des cerveaux chimiques, n'agissant et ne réagissant que sur des données chimiques du cerveau, comme des fourmis.


Ils perdent quelque chose de précieux ces gens-là.

Ils perdent ce qui accompagne leur être, cette chose qu'on ne voit pas.

Ils perdent cette partie inhérente à la vie;

l'intuition, l'instinct.


Ces gens-là, ne sont plus des hommes, ils sont des machines, humaines certes mais des machines tout de même.


Puis viendra le jour où la machine s'attaquera à l'homme.


Ils auront beau avoir tout le progrès, toutes las armes possibles et plein de trucs qui font envier les autres "sans cervelle".


Ils perdront cette guerre!

la machine ne peut combatrre l'instinct et l'intuition.

 

 


 

 

 

Être ou ne pas être

Ça, c'est la question nulle!

 

moi je dis : ne pas?

C'est encore plus nul!

 

Quoique?

 

 


 

 

 

Je n'aime ni ne hais

pourtant j'aime et je hais aussi.

quand on n'aime et ne hais point,

qu'est-ce donc?


De l'indifférence?

Je ne pense pas, si cela était, je n'en parlerais pas.


Alors quoi?

C'est un sentiment dont je ne connais le nom.


Ce sentiment d'amour et de haine est en soi la même chose.

 

 


 

 

 

L'un aimait un corps vide

l'autre un esprit sans corps.

Leur corps eut honte de leur esprit

 

Ils ne vivaient et ne s'aimaient

que par leur rêve.

 

Quand ils se rencontrèrent,

d'impatience et d'ignorance,

ils s'échouèrent

 

L'un aimait un esprit sans corps

l'autre un corps vide.

Leur esprit eut honte de leur corps.

 

 


 

 

 

Ne me dites pas que je vais vais trop loin!

 

Un jour, je ne bougerai pas et

je vous expliquerai.

 


 

 

 

Tu me fais cric

Et je craque!

Tu n'attends qu'une chose

Que je te croque!

Ma craquette, toute crue.


Tu me fais les crocs

Et je crie à la clarté de tes creux!

Je n'attends qu'une chose

Que tu craques!

Ma croquette de mon cru!


Viens ma louve solitaire, nous avons du chemin à parcourir, cette nuit.

Ne crois-tu pas?

 

 

 


 

 

 

C'est en faisant le vide en soi

que l'on prend conscience de tout.

Quand on perd soi, on perçoit.

 

Quand on perd soi, je suis.


 

 

 

Merde!

elle vient de se barrer!


 

 

 

Nostalgie d'un présent que l'on

ne voudrait voir passé


 

 

!

 

 

Il y a car cela est.

 

 

 

 

Je m'aigris en grossissant.

Avant, l'on disait de moi, jeune et belle princesse,

"Vous êtes la grâce même, ma chère!"

 

Maintenant, l'on dit de moi, vieille et laide paysanne,

"vous êtes la même grasse, ma chair!"

 

Je m'aigris en grossissant.

On ose me crier,"viens! on fera de l'art ma cochonne!"

 

Je m'aigris en grossissant.

Pas assez fine d'esprit pour supporter ça?

 

En gros, c'est ma fin!

 

 

 

 

Je suis inapte à la vie de tous les jours,

car je suis un penseur, un rêveur.

 

J'agis dans la vie comme le dessinateur ou le poête.

J'utilise la vie comme une feuille de brouillon.

 

Le dessinateur, quand il fait une erreur, efface avec la gomme le trait de crayon qui ne convient pas.

 

la poête, lui corrige sa faute, de la même manière,

l'efface et reprend avec le mot utile.

 

Mais dans la vie, l'acte est difficilement effaçable.

Quel gomme utiliser pour éliminer les erreurs passées.

A moins de laisser cela ainsi?

 

La vie, une feuille de brouillon où l'on verrait pas mal de ratures,

cicatrices du temps.

 

Oui, je suis un inadapté en ce monde.

Je n'ai toujours pas de gomme et non plus de belles feuilles de papier.

 

finalement je préfère le charme de mes erreurs, illustrant par ratures, taches, gribouillages, une feuille de brouillon froissée par mon temps.

 

 

 

 

 

Ha... heu... héhoo...ho... hi... ouh... aah...

 

Haa! toutes ces interjections!

Faut-il mettre le H avant ou après?

J'ai jamais su!

 

Ou mettre le HascH au milieu?

 

 

 

 

 

Un jour, un homme viendra.

Le magicien.

 

Il est celui qui apaise et soulage par son regard,

il est celui qui ouvre les portes par son esprit.

 

Il passera, simplement, ne s'attardant en futiles petits riens

mais s'arrêtant longuement sur ta nature, toutes les natures.

Il ne donnera pas, il s'offrira le temps d'une pensée.

 

Sa parole n'écoute que l'oreille attentive.

Sa magie ne caresse que la main généreuse.

 

Il est le sage méditant la réponse avant d'entendre la question.

Il est le prophète comprenant les choses les connaitre.

 

Il guidera celui qui cherche la voix aux mille voies,

celui dont le rêve marche nu sur la voie aux mille voix.

 

Il est l'enfant se moquant de lui-même, d'un rire candide.

Il est le vieux, lui-même se jouant d'un oeil malicieux.

 

Sa magie guidera la magie, l'équilibre guidant les équilibres,

exorcisant l'homme perdu, lui priant de se révéler dans sa marche.

 

Sa pensée est là et il nous y attend assis, et si personne ne s'arrête,

il se lèvera et continuera sur sa voie aux mille voix.

 

Il est le fou car tu en décideras ainsi.

Il est le guerrier car il en décidera autrement.

Il est la voie aux mille voix.

 

Il est ce magicien,

celui qui, un jour viendra.

 

 

 

 

 

 

Le baiser, importance

du rapprochement de l'esprit

pour provoquer

le désir en relief.

 

Les âmes, ainsi se dominent;

 

 

 

 

 

Je bois le rêve

D'un trait sans trève

d'un spiritueux divin

jusqu'à en être fin plein

 

Plein d'un rêve sans fin.

 

 

 

 

Nul

 

Je viens de voir un film nul!

Complètement nul, archi nul!

Et le plus nul là dedans, comme un gros nul,

je regardais ce film nul!

C'est nul!

 

 

 

 

   

 

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